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1303, 2008

le relais

jeudi, 13 mars, 2008|Catégories : printemps des poètes|Tags: |0 Commentaire

Le relais
En voyage, on s’arrête, on descend de voiture ;
Puis entre deux maisons on passe à l’aventure,
Des chevaux, de la route et des fouets étourdi,
L’œil fatigué de voir et le corps engourdi.

Et voici tout à coup,silencieuse et verte,
Une vallée humide et de lilas couverte,
Un ruisseau qui murmure entre les peupliers,
Et la route et le bruit sont bien vite oubliés !

On se couche dans l’herbe et l’on s’écoute vivre,
De l’odeur du foin vert à loisir on s’enivre,
Et sans penser à rien on regarde les cieux …
Hélas ! une voix crie : En voiture, messieurs !
Gérard de Nerval

Poème choisi par Sylvai

1303, 2008

la différence

jeudi, 13 mars, 2008|Catégories : printemps des poètes|Tags: |0 Commentaire

Si son sort se
Trouve trop triste
Soit, si sa situation
Est embarrassante et émouvante
La lointaine lumière lactée
Qui qualifie quatre qualités
Esprit, entraide, égalité, équilibre
Autorisera alors à
Cette créature choix céleste :
Refuser racisme réapprendre respect.

*
Nous avons tous la malchance
D’avoir cru voir une différence
Avec les personnes qui ont du cœur
Et qui ont besoin de chaleur
Car si la couleur diffère
Nus nous sommes similaires
Et le respect c’est l’univers
Et univers ne rime-t-il pas avec Terre
Alors regarde toi dans un miroir,
Simplement pour voir
Comme tu leur ressembles.

1303, 2008

la place de la concorde

jeudi, 13 mars, 2008|Catégories : printemps des poètes|Tags: |0 Commentaire

La place de la concorde
Il n’y avait ce jour-là
Il n’y avait ce jour-là
que deux personnes dans Paris
dans Paris
un petit Monsieur à Montmarte
une petite dame à Montsouris
à Monsouris.
Du sud au nord du nord au sud
de bonmatin ils sont partis
sont partis
sur la place de la Concorde
sur la place de la Concorde
ils se sont rencontrés à midi
à midi.

Jean Tardieu
Justine

1303, 2008

la complainte du partisan

jeudi, 13 mars, 2008|Catégories : printemps des poètes|Tags: |0 Commentaire

La Complainte du partisan

Les allemands étaient chez moi
On m’a dit : « Résigne-toi »
Mais je n’ai pas pu
Et j’ai repris mon arme.

Personne ne m’a demandé
D’où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacer mon passage

J’ai changé cent fois de nom
J’ai perdu femme et enfants
Mais j’ai tant d’amis
Et j’ai la France entière.

Un vieil homme dans un grenier
Pour un jour nous a cachés
Les Allemands l’ont pris
Il est mort sans surprise

Hier encore nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans les prisons des frontières

Le vent souffle sur les tombes
La liberté reviendra
Nous rentrerons dans l’ombre.

Emmanuel D’Astier
Lucas

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